vendredi 11 décembre 2009

50 ordinateurs pour Kaboul

Bonjour,

En montant notre filière de formation "Informatique et Bureautique", à destination de nos élèves les plus âgés et des adultes du quartier du centre de Chelsetoun, nous ne nous attendions pas à devoir refuser un jour du monde... L'accès à un ordinateur, sur Kaboul, pour la quasi-totalité de la population, relève de la gageure. Pourtant, chacun sait l'importance de la maîtrise de cet outil pour espérer accéder à un emploi au sein de l'administration où, bien mieux, être recruté par une ONG.

C'est pourquoi les 10 postes informatiques dédiés à cette formation ont rapidement été pris d'assaut et que des listes d'attente se sont crées pour les cessions suivantes. Nous ne sommes pourtant pas le seul organisme à offrir ce type d'enseignement dans le quartier, mais la qualité du nôtre a vite été reconnue et le bouche à oreille nous a désigné comme l'endroit où s'inscrire impérativement. L'effet secondaire - inattendu - est que les sociétés privés organisant leur propre formation dans le domaine sont venues observer nos méthodes... avant de les appliquer. Nous sommes donc à l'origine d'un nivellement par le haut de la qualité des formations en informatique dispensées dans le quartier de Chelsetoun, c'est plutôt flatteur !

La salle de formation, dans le centre de Chelsetoun

Notre enseignement assure la maîtrise des logiciels courants (Word, Excel, bases de données) ainsi que la bonne utilisation d'Internet et du mail. Les cours sont doublés avec de l'anglais pratique, puisque c'est dans cette langue que fonctionnent les outils et que seront amenés à travailler nos élèves. De nombreux exercices pratiques soutiennent les cours, jusqu'aux examens finaux. Chaque cession dure 6 mois et accueille 40 apprentis par jour. Les cours sont gratuits pour nos élèves, il est demandé une petite participation aux personnes extérieures.

Nous souhaitions depuis longtemps augmenter la capacité d'accueil de cette formation, mais le premier écueil était de trouver des ordinateurs, marchandise presque inexistante en Afghanistan, où à un coût prohibitif.


C'est donc par la société Géos, dont le siège se trouve à Montrouge et qui nous a déjà financièrement aidé pour mettre en place la formation à Chelsetoun, que la solution est venue. Géos vient de renouveler son parc informatique et nous a proposé 50 tours, puissantes et vieilles, tout au plus, de 5 ans. Du matériel de qualité, donc, qu'il a fallu trier, tester, parfois démonter et remonter, avant d'effacer toutes les données présentes sur les disques durs (procédure de sécurité standard pour toute entreprise qui sort du matériel) et de conditionner l'ensemble avant de l'envoyer à l'aéroport de Cholay, où la société Thalès assurera le transport jusqu'à Kaboul, via l'un de ses propres vols. Là-bas, nos équipes iront récupérer les machines et les entreposeront avant de les adapter à nos besoins.

Fabrice PATE, directeur Afghanistan Demain, en plein conditionnement

Teddy MILAN, l'informaticien de Géos, docteur des ordinateurs, sans lequel rien n'aurait été possible

Une partie des 50 machines en attente de transport

Départ pour l'aéroport de Cholay

(Crédit photos Tiphaine de Nazelle et Lucille Hochart)
Voilà, tous nos remerciements vont donc aux sociétés Géos et Thalès pour le don de matériel et l'acheminement jusqu'à Kaboul. Un merci tout particulier à Teddy Milan pour le temps pris sur son travail afin de préparer les machines et à Tiphaine pour son aide précieuse.

dimanche 1 novembre 2009

Parrainez l'association Afghanistan Demain


Vous avez peut-être vu l'émission 7 à 8 sur TF1 du dimanche 1er novembre dont un sujet était consacré aux enfants des rues de Kaboul. Vous vous demandez comment aider Afghanistan Demain? Le moyen le plus efficace pour soutenir le travail de l'association, c'est de devenir parrain.

Notre association est trop petite pour vous proposer de parrainer un enfant en particulier. En devenant parrain, vous nous aidez chaque mois à financer une part de nos actions sur le terrain.

Par ce choix, vous donnez à Afghanistan Demain une sécurité. Aujourd'hui, l'association dépend essentiellement de bailleurs institutionnels. C'est un signe de reconnaissance de la qualité de notre action, mais cela nous rend aussi vulnérables aux changements de priorités des programmes, aux réductions de budget, etc. C'est pourquoi nous devons équilibrer nos recettes par des dons privés.

Combien donner? A titre indicatif, avec 20 euros par mois, nous couvrons le coût de scolarisation, nourriture et habillage d'un enfant. Bien sûr, ce don est en partie déductible de vos impôts.

Pour en savoir plus sur le parrainage, rendez-vous sur le site d'Afghanistan Demain.

Nous comptons sur vous !

L'équipe d'Afghanistan Demain

lundi 28 septembre 2009

Au théâtre ce soir

Bonjour,

Amoureux du rituel des trois petits coups et du lever de rideau, réjouissez-vous : il existe une troupe de théâtre - les Baladins de la Tour - qui, régulièrement, associe plaisir du jeu et soutien associatif. La troupe effectuera trois représentations au profit de deux ONG, dont Afghanistan Demain, à la mi-octobre.

Ils sont amateurs. Ils cumulent un métier et une passion, celle du théâtre, des planches, du jeu, de la réplique lancée d'une voix claire et de la mise en scène réglée comme une horloge. Ils ont déjà de longues années d'expérience et de nombreuses représentations à leur actif, dans tous les théâtres de France. "Ils", ce sont les quinze acteurs des Baladins de la Tour, une troupe habituée aux tournées et rôdée au succès !

Sur scène, fin de la représentation de "Caviar et lentilles", en octobre 2008

Les Baladins de la Tour seront sur la scène du Théâtre de Neuilly du 9 au 11 octobre prochain, pour présenter leur nouvelle pièce, "Un vrai bonheur", de Didier Caron, une comédie sur l'amour et les sentiments à l'occasion du mariage de Mathilde et de Christophe.

  • Théâtre le Village
  • 4 rue de Chézy
  • 92 200 Neuilly sur Seine
  • "Un vrai bonheur" par les Baladins de la Tour
  • Vendredi 9 samedi 10 et dimanche 11 octobre à 20 h.
  • Réservation Madame Chanel 06 62 52 07 78

Nous ne pouvons que vous conseiller de réserver dès maintenant et de faire un triomphe aux Baladins de la Tour, une façon ludique d'associer plaisir du théâtre et oeuvre humanitaire !

lundi 7 septembre 2009

Hommage à Serge de Beaurecueil

Bonjour,


Comme annoncé dans l'un de nos derniers billets, voici le détail du colloque qui se tiendra à l'Abbaye de Sylvanès, du 9 au 11 octobre prochain, en mémoire à Serge de Beaurecueil, père spirituel de l'association Afghanistan Demain.
Serge de Beaurecueil, prêtre dominicain, spécialiste de la mystique soufie, érudit, écrivain, nous a quitté en mars 2005. Il est impossible de résumer sa longue et riche vie en quelques lignes, aussi m'autorisera-t-on à ne faire mention, dans le cadre de billet, que du lien direct qui l'unit à Afghanistan Demain, et à renvoyer le lecteur intéressé vers le détail du colloque, en bas de page.
Serge aura passé 20 années en Afghanistan, à Kaboul. Dans cette ville, au sein de cette culture dont il maîtrisait parfaitement et la langue et les arcanes, Serge a recueilli, soigné, éduqué, élevé un grand nombre d'enfants des rues. Contraint de quitter le pays à l'arrivée des troupes russes, il a réussit, malgré tout, à faire venir avec lui quelques-uns de ces enfants. Deux d'entre eux, Ehsan et Wahed, sont aujourd'hui Président et vice-Président d'Afghanistan Demain, association qu'ils ont voulu monter en souvenir de ce que Serge a su leur apporter dans leur propre enfance : chaleur humaine et sécurité. C'est pourquoi notre propre maison familiale s'appelle "Padar" (Père, en farsi).

Le colloque se propose de retrouver et d'évoquer la personne de Serge de Beaurecueil à travers son oeuvre et le témognage de ceux qui l'ont connu et aimé. Il se tiendra donc à l'Abbaye de Sylvanès, là ou Serge repose, du vendredi 9 au dimanche 11 octobre 2009. Resnseignements et inscriptions aux coordonnées ci-dessous :

Abbaye de Sylvanès - 12360 Sylvanès

Tél. : 05 65 98 20 20 / Fax : 05 65 98 20 25

Email : abbaye@sylvanes.com

Le colloque réunira Atiq Rahimi (prix Goncourt), Etienne Gille et Jean Robert (amis et collaborateurs de Serge), Eve Feuillebois (Maître de conférence en études iraniennes à Paris III), Jean-Jacque Pérennès (Institut Dominicain d'études orientales du Caire), Emmanuel Pisani (Islamologue et dominicain), Bruno Cadoré (Province Dominicaine de France), Ehsan Mehrangais et Wahed Gardji (Afghanistan Demain), Farouk Païenda, Mirdad Pedari ("enfants" de Serge).


jeudi 16 juillet 2009

Prise en charge de cas de Leichmaniose

Bonjour,
La Leichmaniose est une maladie parasitaire dont les stigmates, principalement cutanés, sont à terme désocialisants. Voilà longtemps que, dans nos centres, nous avions repéré un certain nombre d'enfants qui en sont victimes. Grâce au docteur Pavy, de l'hôpital français Mère et Enfant de Kaboul, six de nos filles ont pu être opérées.

C'est un tout petit insecte, le Phlébotome, de couleur pâle et au vol saccadé qui le rend difficilement repérable. Il dépose ses larves au milieu des déchets organiques, sort à la tombée de la nuit et se nourrit de sang. On le retrouve sur tous les continents, quoiqu'il ne dépasse pas une certaine lattitude. On estime que près de 350 millions de personnes vivent dans des zones à risque, réparties dans 88 pays.
La Leichmaniose est transmise par la piqûre du Phlébotome femelle. Via la trompe, une larve infectueuse est déposée au point de ponction. Un processus biologique se met en place, au terme duquel apparaissent des plaies cutanées, parfois des semaines ou des mois après l'infection. Cette forme de Leichmaniose, la moins grave, finit par guérir mais laisse des traces particulièrement inesthétiques. L'infection se propage d'autant plus rapidement que les populations sont concentrées et les conditions sanitaires mauvaise, ce qui est le cas dans les quartiers de Kaboul où nous agissons.

En mai dernier, les travailleurs sociaux du centre de Tchelsetoun ont repéré 36 enfants atteints de cette maladie. Les cas les plus graves ont été emmenés à l'hôpital français Mère et Enfant, lequel a accepté de prendre en charge gratuitement les soins nécessaires. C'est le docteur Pavy, spécialiste en chirurgie plastique, qui a procédé aux opérations.

Garahnaaz (14 ans), Nazira (12 ans), Bahara (10 ans), Samira (14 ans), Mariam (15 ans), et Shabana (15 ans), ont été opérées avec succès. Elles sont revenues à l'hôpital une dizaine de jours plus tard pour une visite de contrôle qui a confirmé les bons résultats.

Nous remercions l'hôpital Mère et Enfant et le docteur Pavy. Grâce à cette collaboration, ces six adolescentes vont pouvoir sortir d'un cycle de stigmatisation dans lequel la maladie les tenait enfermé. Ce n'est pas la première fois que nous parvenons à intervenir lorsque des cas difficiles sont repérés, puisque tous les enfants de nos centres sont régulièrement examinés par des médecins (merci à l'ONG Ibne Cina) ; c'est ainsi que, l'an dernier, nous avons pu envoyer en Allemagne deux d'entre eux atteints de graves affections cardiaques. Pour être plus efficaces, voilà trois ans que nous avons doté chacun de nos bénéficiaires d'un carnet de santé.

Bien sûr, les problèmes médicaux rencontrés sont nombreux et variés. De plus, ce n'est pas notre domaine d'intervention. Mais cela montre qu'il est possible de monter des partenariats efficaces avec des intervenants de confiance, pour le plus grand bénéfice des enfants.






lundi 15 juin 2009

Concert de soutien à Afghanistan Demain

Bonjour,

Le mardi 23 juin au soir, l'AMCJS donnera un concert de musique classique en l'église Notre Dame de Passy, en soutien à Afghanistan Demain. L'occasion, ici, de présenter cette association et ses liens avec la nôtre.



L'AMCJS (Association pour la Musique et la Culture à Janson de Sailly) est, comme son nom l'indique, l'émanation culturelle et musicale du célèbre lycée éponyme. L'orchestre de l'AMCJS, entre autres activités, joue au moins une fois par an pour soutenir Afghanistan Demain, et ce depuis 2005. L'historique de l'AMCJS, ses projets, son actualité, sont disponibles sur son site Internet (et si vous êtes musicien classique en recherche d'orchestre, l'association est toujours à la recherche de talents !).
Pour ceux qui, légitimement, peuvent se demander pourquoi l'association musicale du Lycée Janson de Sailly soutient notre travail, il est nécessaire de préciser que Serge de Beaurecueil (dont nous aurons l'occasion de reparler à la rentrée prochaine), dans ses jeunes années... a été l'un des élèves de l'établissement ! C'est donc un lien de continuité qui existe entre Afghanistan Demain et Janson de Sailly, via celui dont la vie et l'exemple sont à l'origine de notre action dans le Kaboul post 2000.
Ceux qui étaient avec nous le mercredi 21 mars 2007, dans la salle Olivier Messaien de la maison de Radio-France, se souviennent encore avec émotion du brio avec lequel l'AMCJS avait interprété "Une nuit sur le mont chauve" (Moussorgski), "Le concerto pour violon" (Brahms) et "Shéhérazade" (Rimski-Korsakov).
Que ceux qui n'y étaient pas ne désespèrent pas. L'occasion leur est donnée de venir entendre les jeunes virtuoses de l'AMCJS le mardi 23 juin prochain, à 20 h., en la salle Rossini de la Paroisse Notre-Dame de Grâce de Passy, 10 rue de l'Annonciation (Métros Passy ou La Muette). La participation est libre et 400 places sont disponibles, n'hésitez donc pas !
Pour finir, Afghanistan Demain souhaite ici remercier, pour leur soutien, messieurs Patrick GERARD (Conseiller Principal d'Education Janson de Sailly) et Teoman BAKOGLU (Président AMCJS) ainsi que Madame Julie BAILLET (Vice-Présidente AMCJS, en charge de la communication).

vendredi 22 mai 2009

Une maison familiale toute neuve

Aujourd'hui, prenons quelques nouvelles du terrain et, plus précisément, de notre maison familiale qui vient d'être rénovée.

La maison familiale de Kaboul accueille une douzaine de garçons âgés de 8 à 14 ans. Orphelins sans famille proche ou enfants connaissant des problèmes relationnels graves avec leurs parents, ils ont été placés là par les services sociaux. Ils vont passer quelques mois ou quelques années dans notre structure, le temps de retrouver une stabilité émotionnelle, affective et scolaire.

En ouvrant une maison familiale pour les plus démunis des enfants des rues, Ehsan, le fondateur d'Afghanistan Demain, a ainsi voulu recréer le cadre structurant et chaleureux qu'il a lui-même connu enfant quand il était hébergé par le P. Serge de Beaurecueil.

Une vraie famille d'accueil

La maison est tenue par un couple afghan, Issa et Shayma, eux-mêmes parents de deux jeunes enfants. Shayma est salariée par l'association. Issa, lui, occupe un emploi dans l'administration afghane. Ensemble, ils veillent sur cette "fratrie" un peu particulière.  

Issa et Shayma (ici avec leur premier enfant) tiennent la maison 
familiale d'Afghanistan Demain à Kaboul.

Une aide-ménagère passe chaque jour pour seconder Shayma dans les multiples tâches de la maison : faire le ménage, préparer les repas, laver le linge... 

Autre salarié : le professeur qui, chaque matin, vient s'assurer des progrès scolaires et sert de répétiteur. L'après-midi, les enfants vont à l'école publique (il est fréquent que les écoliers afghans ne soient scolarisés que par demi-journée du fait du manque de places et d'enseignants dans les écoles).


Avec Nasrulah, le professeur, c'est parti pour un été studieux !


Rénovation de printemps

Afghanistan Demain a engagé des fonds pour rénover cette maison familiale. Un ravalement s'imposait, car les différences de températures entre l'hiver et l'été ainsi qu'un certain pouvoir corrosif de la poussière en perpétuel mouvement au dessus de Kaboul ont vite fait d'abimer les matériaux les plus résistants... Sans parler des garçons plein de vigueur !

Petit tour du propriétaire :


La façade a été entièrement repeinte.


La cour intérieure de la maison, un espace pour jouer en toute sécurité.


La cuisine, réaménagée et rééquipée.


La salle d'eau a été rafraîchie après vérification des conduites d'eau.


Le dortoir, avec ses matelas et ses couvertures correctement repliés tous les matins.


Remerciements

J'en profite ici pour remercier la Guilde Européenne du Raid, qui, non seulement contractualise et assure nos expatriés, mais a pris également en charge une partie du coût de la maison (15.000 euros par an) cette année via son programme "Dotations des Solidarités Nord-Sud". 

Merci aussi à tous nos parrains et donateurs particuliers, grâce auxquels nous pouvons poursuivre ce programme depuis maintenant huit ans !

Petite précision à l'attention de ceux qui nous suivent depuis longtemps. La première maison familiale, ouverte en 2001 et tenue par Razek (un ancien "enfant" de Serge de Beaurecueil), a fermé l'été dernier. En effet, au terme d'un patient travail de l'équipe sociale, la quasi-totalité des enfants qui y séjournaient ont pu être réintégrés dans leur famille d'origine. Il n'en est resté que quatre, qui sont aujourd'hui dans la maison d'Issa.