25.3.09

L'enfant de Kaboul

Aujourd'hui, nous allons nous intéresser à la sortie, le 29 avril prochain, d'un film qui intéresse l'association à plus d'un titre. D'abord parce que l'action se situe à Kaboul, aujourd'hui, ensuite parce qu'Afghanistan Demain a prêté ses locaux, son nom et apparaît donc dans l'histoire et à l'écran !

C'était en juillet 2008 et je recevais un coup de fil de Philippe Gautier, producteur et membre honoraire de notre conseil d'administration. Il me parle du réalisateur, Barmak Akram, de l'intrigue, et de son souhait de mettre en lumière, entre autres réalités du Kaboul post-2001, le travail des ONG. Eshan, depuis notre bureau local, s'est déjà arrangé pour faciliter la tâche de l'équipe de tournage au sein de notre espace de travail.

Un peu plus tard, je reçois Valéry Schatz et Amélie Glenn, les deux acteurs retenus pour interpréter les rôles des humanitaires que les protagonistes principaux croisent à un moment de leur parcours. Ils recueillent un certain nombre d'informations concernant notre travail au quotidien et le contexte de l'Afghanistan, avant de s'envoler pour Kaboul.

Le film, en parti produit par Philippe Gautier et réalisé par Barmak Akram, un afghan qui vit en France depuis 1981, voit la participation de Jean-Claude Carrière au scénario (il avait reçu un César pour celui du "Retour de Martin Guerre") et celle de notre prix Goncourt, Atiq Rahimi, aux dialogues (une interview d'Atiq est disponible dans notre dernière Lettre Aux Amis).

L'histoire de "Kabouli Kid" est celle de Khaled, un chauffeur de taxi joué par Hadji Gul, qui se retrouve avec un bébé sur les bras, un petit garçon abandonné sur le siège arrière de son véhicule par l'une de ses clientes. Au cours des trois jours qui suivent, il cherchera un toit pour abriter cette petite vie. Une occasion de promener les caméras dans le dédale des rues de Kaboul, d'y faire un état des lieux et de croiser... Afghanistan Demain !


Vous pouvez retrouver toutes les informations concernant ce film sur le site officiel, à cette adresse : http://enfantdekaboul.lesitedufilm.com/ ; il sort donc le 29 avril prochain et nous aurons certainement l'occasion d'en reparler !

13.3.09

Des lycéens et Afghanistan Demain

Cet après-midi, rendez-vous était pris avec la classe de 3ème 1 du Lycée Saint Louis de Gonzague, laquelle se mobilise pour Afghanistan Demain l'espace d'un week-en en menant des actions de récolte de fond auprès des commerçants de quartier (emballer les courses des clients, porter celles-ci aux voitures, etc.).

La rencontre aura duré une heure, au cours de laquelle nous avons projeté "une maison à Kaboul" et discuté du travail mené par l'association, ainsi que du contexte général du pays.

J'ai été très agréablement surpris par le réel intérêt des élèves et la pertinence de leurs questions. J'ai eu le sentiment qu'ils possèdent une maturité et une culture générale beaucoup plus large que ne l'étaient les miennes au même âge... Ils ont fait preuve de sensibilité et d'empathie face aux problèmes rencontrés par les enfants afghans présentés dans le film et ont cherché à comprendre les raisons d'une telle situation. L'échange aura été des plus sympathique... !

Je remercie donc l'ensemble de ces jeunes pour leur intérêt et leur soutien, ainsi que Madame Dumontier, leur professeur, pour m'avoir ouvert les portes de sa classe. Je les remercie d'ailleurs d'autant plus qu'ils sont, en ce moment, en train de passer les épreuves du brevet blanc et qu'ils parviennent malgré tout à mener de front action caritative et révisions de l'ensemble des matières !



















La classe de 3ème 1 au complet : Paul, Charles, Pierre-François, Cyrille, Marin, Lucie, Sébastien, Agathe, Geoffroy, Antoine, Alexandra, Marie-Henriette, Victor, Louise, Hugo, Ambroise, Archibald, Benhamin, Laure, Laura, Clémence, Charles, Philippe, Svend et Omdine.

9.3.09

Le bureau de Kaboul

Aujourd'hui, je vais vous présenter quelques unes des personnes qui composent l'équipe locale.

A Kaboul, Afghanistan Demain salarie une cinquantaine de personnes : enseignants, cuisiniers, personnel de service, gardes, chauffeurs… On peut dire que nous avons un petit impact sur l'économie locale, car ces emplois font vivre autant de familles.

Je ne vais pas passer en revue chacun des postes - ce serait fastidieux - mais simplement vous présenter quelques personnes clés de l'équipe de Kaboul.

Voyons, pour commencer, à quoi ressemble le bâtiment qui accueille nos bureaux. C'est une maison moderne située dans le quartier populaire de Karte Parwan (sud-ouest de la ville).


Nos bureaux, version hiver et version été.  Le rez-de-chaussée est occupé par les espaces de travail. Au premier étage, on trouve les chambres des expatriés et des visiteurs de passage (journalistes, membres d'autres ONG…).


Il y a encore quelques semaines, l'électricité était fournie par un gros générateur. Le genre qui fait un vacarme épouvantable pour fournir juste assez de jus pour éclairer les marches de l'escalier ! Aujourd'hui, la ville se fournit au Tadjikistan et le courant arrive (presque) en continu. Mais comme on n'est pas à l'abri d'une coupure intempestive, chacun ici sauvegarde très régulièrement le travail qu'il effectue sur son PC.


Ehsan et Anne-Laure : nos deux expats
Commençons par les expatriés d'Afghanistan Demain. On ne présente plus Ehsan Mehrangais, dit "le Raïs", fondateur d'Afghanistan Demain et chef de mission depuis 2006. Ehsan a été rejoint il y a trois semaines par Anne-Laure Baulieu, qui est chargée auprès de lui des programmes et de la formation.

 


L'équipe locale
450 enfants dans les centres, une douzaine dans la maison Padar, 40 par an professionnelle : cela demande un minimum de coordination. Voici à présent les piliers de notre équipe locale, chargés de la supervision des activités. Sur la photo ci-dessous, de gauche à droite : Rafi, coordinateurs des activités des centres, Reza, traducteur et responsable de la pédagogie, et Zaïd, coordinateur du travail social.



Cheville ouvrière de l'association, Nooria (photo ci-dessous), notre assistante administrative, s'occupe des factures et tient la comptabilité qui parvient chaque mois au siège.





















Une bonne ambiance
La grande majorité de nos salariés sont là depuis les débuts de l'association, en 2001. Leur expérience est irremplaçable. Cette fidélité est le signe d'une équipe soudée et qui s'entend bien. Illustration lors du repas de midi, préparé par Maliha, notre cuisinière : l'expérience relève de la tour de Babel (on parle dari, anglais et français)… et de l'almanach Vermot pour les blagues qui fusent sans relâche !

Parmi ceux qui s'emploient à mettre l'ambiance, présentons nos trois chauffeurs, dont la morosité n'est pas la caractéristique principale… De gauche à droite : Shareene Agha, qui est aussi un formidable logisticien, Boz Mohamad et Nasser.

    

Voilà, ce billet avait pour but de mettre des visages sur des noms, de présenter les personnes qui mènent les actions d'Afghanistan Demain sur le terrain. Il y en a encore beaucoup d'autres. Au fil des nouvelles, je vous les présenterai dans leur environnement, que ce soit dans les centres, dans la maison Padar et en cours d'informatique.

A la semaine prochaine !

Fabrice

5.3.09

Des colis alimentaires pour 1000 familles

C'est parti ! J'inaugure avec ce billet le blog d'Afghanistan Demain. Il nous permettra de donner régulièrement des nouvelles de nos activités, tant sur le terrain qu'au siège parisien. Et d'entretenir un lien encore plus fort entre nous.


Je rentre de Kaboul où j'ai laissé notre nouvelle expatriée, Anne-Laure, prendre ses marques au sein de notre équipe locale et la mesure des diverses tâches qui l'attendent.

Une semaine plus tôt, notre avion tentait un atterrissage sur l'aéroport de Kaboul balayé par une violente tempête de neige. Au dernier moment, le pilote fut contraint de remettre les gaz et de détourner son avion sur Kandahar, 500 km plus au sud. Là, nous avons passé deux jours dans la base de l'Otan à attendre que la tempête se calme. Petite mise en condition…



Un tour de nos structures m'a permis de constater que nos programmes tournent bien. Les quelque 550 enfants scolarisés dan les centres d'accueil de jour étudient, jouent, mangent, comme ici, à Tchelsetoun.


Cette année, comme l'hiver dernier, nous avons procédé à une distribution alimentaire auprès d'un millier de familles vivant dans les quartiers ou nous sommes implantés (en plus de Tchelsetoun, nous sommes à Demazang et à Qual-E-Wakil). Près de 5 000 bénéficiaires sélectionnés par nos assistants sociaux ont ainsi reçu du riz, des haricots, du sucre et de la farine pour passer les mois les plus froids. Cette opération a été financée par l'ambassade de France, que nous remercions chaleureusement.



















Cette distribution a représenté un énorme travail humain et logistique. Les hivers peuvent être très durs à Kaboul (rappelons que la ville est à près de 1.800 mètres d'altitude) et le pays est encore loin de l'autosuffisance alimentaire.

Notre équipe locale (55 salariés) et notre chef de mission, Ehsan, auront beaucoup donné pour que cette aide puisse se faire dans les temps et auprès d'un maximum de personnes. Cet effort s'inscrit dans la volonté de l'association d'engager une action sociale auprès des familles de nos bénéficiaires directs (les enfants des rues), en sus des programmes d'éducation.

Au cours des prochains billets, nous présenterons quelques personnes de notre staff , nous nous promènerons dans Kaboul et ailleurs en Afghanistan. Nous ferons aussi le point sur l'actualité politique, économique et sociale du pays, qui conditionne le niveau de sécurité dans la capitale et donc notre capacité d'action.

A très bientôt sur le blog d'Afghanistan Demain.

Fabrice PATE, directeur Paris